Père Light, conteur d’histoires


Vous vous souvenez de père Castor qui racontait des histoires aux enfants ? Dans le monde lumineux du light painting, il existe aussi un conteur d’histoires nommé le Père Light.

Père Light ne raconte des histoires aux enfants (et aux plus grands) qu’une fois la nuit tombée. 3 enfants sont venus sonner à sa porte l’autre jour. Depuis quelques mois maintenant, ces 3 jeunes passionnés testent une nouvelle technique photo : le light painting. Curieux, ils sont allés voir Père Light pour qu’il les éclaire (ok je sors, et en plus je la fais tout le temps cette blague, promis en 2019, je vais … changer).


D’où vient la technique en pose longue ? Qui a été le premier à réaliser du light painting ? Comment faisaient-ils à l’époque ?

“Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient” cette phrase résume très bien l’idée que j’ai voulu développer avec cet article sur l’histoire du light painting.

C’est donc autour de ces questions que les enfants, Audrey, Julien et Jean-Baptiste sont allés voir Père Light.

Toc toc toc…
La porte est déjà entrouverte, et Père Light est sur Instagram.
Les 3 enfants approchent, leurs questions bien en tête, mais une nouvelle photo à l’entrée de la maison de Père Light retient l’attention de Jean-Baptiste (JB, c’est plus simple pour la suite, en plus personne ne l’appelle Jean-Baptiste sauf Père Light !).


Point de vue du Gras, première photographie par Nicéphore Niépce
source photo et infos : www.photo-museum.org

Jean-Baptiste. – BONJOUR Père Light, je peux vous poser une question ? Qui a pris la première photo dans le cadre à l’entrée ?

Père Light. – Laquelle Jean-Baptiste ?

Jean-Baptiste. – C’est écrit en dessous… Nicéphore Niépce … C’est dur à dire.

Père Light. – Mmm (avec un sourire au coin des lèvres !) Alors mon cher Jean-Baptiste, tu as devant toi la la première photographie de l’Histoire. C’est en effet, ce cher Nicéphore Niépce qui l’a réalisée en 1826 dans sa maison de Saint-Loup-de-Varennes en Bourgogne.

Jean-Baptiste. – En 1826 !!!

Père Light. – Et oui !!! Elle est réalisée sur une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée et il a fallu plusieurs jours pour le temps de pose.

Audrey (intéressée, réplique aussitôt). – Et pour les portraits alors ? On restait immobile des heures et des heures pour se faire tirer le portrait ?

Père Light. – Non ! A vrai dire, la photographie de portrait n’existait pas encore car effectivement le temps de pose est trop long. Cette photo a été prise en 1826 ou 27, on ne sait pas bien.  
Et en effet pour pouvoir faire des photos de personnes, il va falloir réduire le temps de pose. Par la suite, cette question va animer les physiciens de l’époque durant des décennies.

Julien. – Ils veulent diminuer le temps de pose alors que nous avec le light painting on essaie d’avoir des temps plus longs, c’est bizarre quand même non ?

Père Light. – Haha très juste Julien, je vois que rien ne t’échappe !
C’est intéressant ce que tu dis, car en effet, lorsqu’on lit un peu l’histoire de la photographie, on constate que les chercheurs ont essayé de diminuer le temps de pose pour le rendre de plus en plus court. Mais en effet, le light painting quant à lui va plutôt aller sur des temps de pose longs pour avoir le temps de “peindre” avec une source de lumière.

Vous aimez la physique chimie ?

(silence)…

Bon, c’est ce que je pensais, l’histoire de la photographie, c’est un peu comme lire un livre de physique chimie, il y a plein d’explications avec des noms de produits chimiques et (on ne comprend pas grand chose), et c’est très passionnant !

Jean-Baptiste. – C’est cool Père Light, mais on est venu te demander quelque chose d’important. On se demandait qui a créé le light painting, pas de nous parler de physique.
(regrettant au fond de lui d’avoir posé la question sur la photo de Niépce)

Père Light. – Détrompe toi Jean-Baptiste ! La physique et la création du light painting sont très liées. (Jean-Baptiste reprend le sourire en entendant ce compliment de Père Light)

Les premières avancées photographiques de 1841 à 1889

Père Light. – J’ai lu il y a quelques temps de cela, un article très intéressant sur le site photo museum.org qui retrace l’histoire de la photo.
Comme je vous ai dit on se perd un peu avec tous ces noms de produits chimiques un peu barbares.

Et ce que je peux vous dire, c’est que fixer une image et l’imprimer sur papier n’était pas aussi simple qu’à notre époque. Tout un tas de savants et de physiciens se sont penchés sur le sujet et on réalisait des avancées révolutionnaires pour l’époque.

Je pense par exemple à William Henry Fox Talbot qui réalisa le premier procédé négatif/positif qui permet la multiplication des images (année 1841),

Hippolyte Fizeau en 1841 aussi, a réduit à quelques secondes le temps de pose ce qui permit de réaliser les premiers portraits !

Enfin, je finirais par Richard Maddox, il a remplacé le collidion par de la gélatine, vous voilà plus avancés en sachant ça hein ! La gélatine est tellement sensible, qu’on pouvait exposer une fraction de seconde les plaques pour réaliser la photo. Il a donc fallu créer un mécanisme pour filtrer la lumière pour prendre des photos.

Julien. – L’ OBTURATEUR !!!

Père Light. – Exactement, je vois qui en a un qui suit !!!

Après la découverte de Richard Maddox, Charles Bennet qui étudie les plaques de gélatines, cherche un mécanisme pour filtrer la quantité de lumière nécessaire à la bonne exposition de la photo. Et c’est alors que naît l’obturateur.

Julien. – Oooh, j’ai compris ! Avec l’obturateur, on choisit l’ouverture dont on a besoin pour laisser entrer la lumière et le temps. Plus l’ouverture est grande plus la quantité de lumière à entrer sera importante, et plus l’ouverture est petite, plus c’est difficile pour la lumière de rentrer, donc le temps sera plus long pour avoir une bonne exposition. C’est bien ça Père Light ?

Réglage de l’ouverture du diaphragme


Père Light. – C’est ça ! Vraiment rien ne t’échappe toi. Et donc ?

Jean-Baptiste. – Et l’histoire du light painting dans tout ça ? Quand ça commence? On veut savoir nous, tu as dit que j’avais posé une bonne question, Père Light !!!

Père Light. – Halalala, les jeunes, toujours pressés ! Prenez un temps…de pause LOL 🙂

Audrey (à Julien). – Père Light connait lol ?

Julien. – Apparemment… À force de traîner sur Insta je suis sûr !

Père Light. – Avec Richard Maddox et Charles et sa gélatine, on est alors dans les années 1870 -80 et nous nous avançons dans le temps pour arriver en 1878, le 14 décembre plus exactement.

Etienne-Jules Marey : le précurseur du light painting

Père Light. – Le 14 décembre 1878, Gaston Tissadier publie dans l’hebdomadaire La Nature, “Les allures du cheval représentées par la photographie instantanée”, ce sont des travaux entrepris par le photographe anglo-américain Eadweard Muybridge. Eadweard va placer 12 appareils photos sur le trajet d’un cheval lancé au galop. Lorsque le cheval passe, il déclenche les appareils photos et voici le résultat : 12 photos / 12 mouvements différents du cheval.

Source photo : www.hrc.utexas.edu

Eadweard MuyBridge va avoir une influence considérable sur un homme Etienne-Jules Marey.

Audrey. – C’est qui Etienne-Jules Marey, j’ai déjà entendu son nom quelque part …

Père Light. – Etienne-Jules Marey est un brillant scientifique, membre de l’Académie des sciences. Il s’intéresse à la physiologie et au mouvement. Mais n’est pas particulièrement intéressé par la photographie… Au départ.

C’est donc en découvrant les recherches de Muybridge dans La Nature en 1878, qu’il va se plonger dans la photo et créer un fusil photographique puis une caméra chronophotographique à plaque fixe.

Etienne-Jules Marey et le pistolet photographique
Source : www.next.liberation.fr

Père Light. – Entre 1882 et 1889, nombreuses expériences photographiques avec son nouveau collaborateur George Demenÿ : ils vont essayer, améliorer, faire, refaire évoluer son procédé car Etienne-Jules n’est jamais vraiment satisfait des photos qu’il réalise.

Audrey (à JB, tout bas). – On dirait Julien. (En ricanant).

Père Light. – Marey et Demenÿ vont installer ce qu’on appelle la Station physiologique du Parc des Princes. Dans ce hangar, ils vont réaliser de nombreuses expérimentations photographiques.

Station physiologique du Parc des Princes
Source : www.campusport.univ-lille2.fr


Père Light. – Ils utilisent alors le procédé de la pose longue pour observer les déplacements des hommes et des chevaux.

Source photo : www.lecinephileanonyme.com

On est alors en 1889 et quel évènement marquant de la photographie se passe en 1889 ? Quelqu’un sait entre vous 3 ?

(On entend alors passer la mouche de Père Light au plafond à cet instant).

Père Light (reprend comme si de rien était). – En 1889, les premiers appareils Kodak apparaissent en France ; la photographie est devenue à la portée de tous, peut-on lire dans le 1er numéro du périodique Photo-Ciné-Revue.

Et ce n’est pas fini avec les avancées et les découvertes en light painting.
Petite question, qu’est-ce que vous utilisez pour réaliser vos photos en light painting ?

Audrey. – Une lampe torche !

Julien. – Ruban de leds que je bricole ensuite !!!

Jean-Baptiste. – LE FEUUU !!!

Audrey et Julien (se retournent furieux). – Grrr JB, on t’a déjà dit, c’est dangereux, un jour tu vas te brûler les cheveux, ce sera bien fait !!!

Père Light (fait semblant de ne pas entendre les petites querelles entre amis et continue son propos). – En 1889, Etienne-Jules Marey va utiliser une boule blanche comme outil lumineux qu’il a accrochée à un bâton noir. Son bâton était finalement sa lampe si on veut, et il a écrit devant son appareil. Avec la réflexion de la lumière sur la boule blanche, Etienne-Jules Marey a réussi à laisser des traces dans son image. Pas mal non ?

Marey et Demenÿ attachent des ampoules à incandescence aux articulations d’un assistant et créent la première photographie de light painting connue sous  le nom de “Pathological Walk From in Font”.

Julien. – On dirait JB quand il essaie de faire du light graff (rire)

Père Light. Je ne te le fais pas dire Julien. Regarde le cadre un peu plus loin à droite.


Etienne-Jules Marey écrit son prénom. Premier light graff.
Source photo : www.lflp.fr Ligue Francophone de Light Painting

Julien et Jean-Baptiste (ensemble). –  Oooh !!!

Père Light. – Etienne-Jules disait alors ceci pour expliquer sa fabrication : “ je pris un bâton noir terminé par une boule blanche, et je l’agitai en marchant devant l’écran, de manière à tracer successivement toutes les lettres de mon nom ; ma signature se trouva distinctement écrite sur la plaque photographique . »

La vie de Etienne-Jules Marey est passionnante et ses recherches et initiatives ont contribué à donner naissance à plein de disciplines artistiques. Je pense par exemple au slow motion ! En 1894, Marey analysait la chute d’un chat avec son chronophotographe à 60 images par seconde.

Trajectoire de la chute de chat photographiée par Etienne-Jules Marey en 1894.
Source photo : www.remue.net

Le 20ème siècle : le Light painting post-Marey

Père Light. – Allez on fait un bond dans le temps pour arriver dans les années 1900 et plus précisément en 1914 avec Franck et Lillian Moller Gilbert.

Vous vous souvenez de vos cours d’histoire avec le bon vieux Fred ? (oui encore un bon vieux bonhomme).
Si je vous dis Taylor ?

(Silence)

Si je vous dis l’organisation du travail ?

(Silence toujours)

Vous passez pas votre BAC cette année ?

Audrey (un peu dépitée). – Mais Père Light, on vous a déjà dit, on n’est qu’en 3ème, c’est le brevet à la fin de l’année pas le BAC !

Père Light (fait (encore) semblant de ne pas avoir entendu et continue). – Alors, au début des années 1910, un homme nommé Frédéric Taylor réinvente l’organisation du travail en divisant les tâches à réaliser pour construire un produit et chaque ouvrier aura une tâche dédiée dans cette organisation. En ne faisant qu’une tâche, il va augmenter le nombre de produits fabriqués. Vous comprenez ?

Jean-Baptiste. – Mouais, et le light dans tout ça ? (oui Jean-Baptiste ne perd jamais le fil de ses questions)

Père Light. – En 1914, Franck et Lillian Gilbreth ont une usine et utilisent le light painting non pas pour réaliser une photo artistique avec leurs ouvriers mais pour étudier leur rendement pour fabriquer les produits. Ils installent des petites lumières et avec un obturateur ils ont un aperçu des mouvements réalisés pour chaque tâche.  Ils veulent comprendre comment ils pourraient simplifier les tâches pour accroître leur rendement : autant vous dire qu’il n’y a pas de temps de pause ici, mais le temps de pose est utilisé pour voir les mouvements effectués.

Sources photos : www.lightstalking.com et www.laboiteverte.fr/

Audrey. – C’est pour gagner plus d’argent qu’ils faisaient ça ?

Père Light (un peu perplexe). – Il paraît que le temps gagné par cette technique était pour les ouvriers pour qu’ils aient plus de temps pour eux pour se reposer, se ménager, discuter ensemble, pour être plus heureux ensuite lorsqu’ils revenaient travailler…

Jean-Baptiste. – C’est vrai ?

Père Light. – Je vous raconte une histoire, vous n’êtes pas obligés de tout croire …

(Les 3 jeunes apprentis lighters restent songeurs).

Père Light. – On continue, et on quitte le milieu ouvrier pour se rendre dans le milieu artistique

Aaaah (tous les 3 en choeur)

Père Light. – Man Ray !!! Le premier artiste qui a exploré le light painting comme technique artistique.

Julien. – C’est lui le papa du light ?

Père Light. – Oui on peut dire ça ! Et je préfère que ce soit lui que Franck et Lillian 😉

Man Ray est reconnu comme un précurseur dans la technique artistique du light painting avec sa série “Space Writing”. On le voit en photo et il dessine, peint de petits tourbillons et des lignes à l’aide d’une petite lampe.

On est alors en 1935, et un an plus tard apparaît ….

Source photos : www.lightpaintingphotography.com

Jean-Baptiste. – Donc en 1935, on faisait déjà du light painting ?

Père Light. – Et oui, mon petit Jean-Baptiste, déjà en 1935, et qu’est-ce qui se passe dans l’histoire de la photo cette année-là ?

(Silence. On entend la mouche passer de nouveau au dessus des 3 acolytes).

Père Light. – Le premier appareil reflex mono-objectif 24 x 36 est présenté à Leipzig.

A la suite de Man Ray, Gjon Mili a joué un rôle important dans le développement du light painting.

L’inspirant Gjon Mili avec
Pablo Picasso puis Henri Matisse : une rencontre artistique lumineuse 1930-1940

Père Light. – Quelques mots sur Gjon Mili. Gjon Mili est né à Korçë, dans le sud de l’Albanie, le 28 novembre 1904. En 1923, il émigre aux États-Unis et fait des études d’ingénieur en électricité à Cambridge, au Massachusetts Institute of Technology (jusqu’en 1927) l’amènent à rencontrer Harold Edgerton, le pionnier de la photographie au flash. A partir de 1939, la photographie prend une place de plus en plus importante dans sa vie. Et Gjon Mili travaille énormément sur le mouvement, le ralenti, la décomposition du geste. Bref il va inspirer le cinéma par la suite.  

Jean-Baptiste. – Yes ça claque ça !

Père Light. – Gjon a utilisé une lumière stroboscopique pour capturer le mouvement de tout, des danseurs aux jongleurs, en une seule exposition.

Julien. – Strobi… quoi ?

Père Light. – Stroboscopique est une source de lumière par intermittence. Cette alternance de sombre et de lumière donne un effet original.

Sources photos (bon là je ne vais pas vous mettre tous les liens, j’ai mis dans le moteur de recherche : Gjon Mili stroboscopique et je suis tombé sur toutes ces merveilles de photos).

Père Light. – Ses techniques de photos flash sont encore très utilisées de nos jours en photographie de light painting. Gjon Mili a utilisé cette technique pour étudier le mouvement des danseurs, des musiciens, jongleurs, acteurs et actrices, des patineurs artistiques et bien d’autres.

Je trouve ces photos tellement magnifiques les enfants.

Père Light. – Allez on continue et on arrive en 1940. Gjon Mili a une idée un peu plus artistique que Franck et Lillian Gilbreth dans les manufactures.

Il attache de petites lumières aux bottes d’une patineuse sur glace. Cette patineuse est Carol Lynne. Gjon déclenche la photo pendant qu’elle danse et se déplace sur la glace. Voyez le résultat, les photos sont là-bas dans le cadre à côté de la bibliothèque. Allez les voir.  

Source photo : Photos de la patineuse Caroltirées du Life Magazine en 1945, et reprise du site Traces of Light – Yuval Cadmon photography.

Audrey. – C’est magnifique Père Light.

Père Light. – Vous connaissez Picasso ?

Les 3 ensemble. – Bah oui !!!

Père Light. – Mili Gjon et Pablo Picasso ont collaboré tous les deux, vous le saviez ?

Julien. – Pour faire du light ?

Père Light. – Exact ! c’est en 1949 qu’ils se rencontrent. Gjon Mili part à la rencontre de Pablo Picasso pour le photographier. Très vite (Père Light adore les rencontres qui se passent très vite, allez savoir pourquoi …), très vite donc, l’un et l’autre échangent sur leur pratique et Gjon Mili montre quelques photos de light painting qu’il a réalisées avec les patineurs.
Il en faut peu pour inspirer Picasso qui veut essayer.

Audrey. – Picasso a fait du light painting ?

Père Light. – Et oui ! Inspiré par les photos de Gjon, Picasso prend une plume et commence à dessiner dans les airs.
Gjon n’en perd pas une miette et le photographie en pleine réalisation. La plus connue est celle du centaure. La photo est là-bas à côté de mon appareil photo, vous pouvez aller voir.

Source photos : www.thecoolist.com

(Les 3 jeunes light painters sont admiratifs)

Jean-Baptiste. – Il aurait pu rajouter des petites fleurs sur sa photo

Audrey. – JB !!!!!

Julien. – Le monsieur assis à son bureau, c’est qui Père Light ?

Source photos : www.lightpaintingphotography.com

Père Light. – Vous ne le reconnaissez pas ? C’est Henri Matisse. Le célèbre peintre. Et c’est la seule photo connue où on le voit peindre avec la lumière. C’est aussi Gjon Mili qui a initié Matisse au light painting.

(Père Light regarde par la fenêtre et voit les premiers rayons du soleil qui pointent le bout de leur nez).

Père Light.Le jour commence à se lever les enfants, je vais aller dormir.

(Père Light vit en décalé, il dort le jour et s’active la nuit, des restes d’une longue vie comme photographe de nuit (ou les fiesta en discothèque peut-être aussi).

Père Light.Après les années 50, la photographie va continuer d’évoluer, de se démocratiser et le light painting aussi pour notre plus grand plaisir. Mais c’est une autre histoire.
Allez, filez bricoler vos lampes pour votre prochaine session de light painting et revenez me voir quand vous voulez. Nous n’avons pas fini avec le light painting …

FIN

Djé. – J’ai pris énormément de plaisir à écrire cet article, l’histoire de la photo et du light painting. Et je voulais remercier tout particulièrement : Francine, Marion, Marie et Maître Jedi Julia pour leurs remarques et conseils.

Ainsi que mes 3 light painters qui ont inspiré mes personnages : Audrey, Jean-Baptiste et Julien.

Toutes mes sources :

www.photo-museum.org : site du musée de Nicéphore Niépce

www.biusante.parisdescartes.fr : site de la Biu Santé de Paris Descartes

www.hrc.utexas.edu : Site de l’Université d’artistique du Texas

www.next.liberation.fr : site de LIbération

www.campusport.univ-lille2.fr : site de l’université des STAPS de Lille

www.lecinephileanonyme.com : site du cinéphile anonyme (comme c’est le cinéphile anonyme, je peux pas vous dire qui c’est hein)

www.lflp.fr/ : site de la Ligue Francophone de Light painting, association de passionnés de light painting.

www.lightpaintingphotography.com : site de light painting, une référence dans le light painting.

www.remue.net : site de la revue litterraire Remue

www.lightstalking.com : Blog light painting Light Stalking

www.laboiteverte.fr/ : Blog d’art, photographie, sciences.

Traces of Light : Blog light painting d’Yuval Cadmon (c’est cool ce qu’il fait je ne connaissais pas). www.thecoolist.com : Blog life style, art, environnement.